Tourisme lent, ou l’art de voyager en prenant son temps
Amanda Hyde, rédactrice voyages pour Condé Nast Traveller et The Telegraph, explore l’art du “slow tourisme” dans le sud de l’Italie.
Dans quelques mois, ce sera l’été...
Pour moi, l’été est un peu mélancolique, fatigant. Tout me semble suspendu. Le 15 août, avec ses coutumes, je voudrais qu’il passe sans jamais arriver. Tels les inexorables rituels de pâtes froides, salades de riz, pastèques, portées comme des ostensoirs et déposées au terme d’une sorte de procession laïque, sur le sable brûlant. Encore aujourd’hui, après tant d’années, d’innombrables péripéties, élans de vie, de joie et de tristesse, les orages estivaux, ceux qui arrivent à la mi-août, m’apportent la sérénité. Je sais bien pourquoi.
Tout juste adolescent, j’ai commencé à travailler à la plage. D’abord comme maître-nageur, puis sur les bateaux à voiles. Les rythmes et tempos, uniquement dictés par le ciel. Ce n’est qu’avec l’arrivée de la pluie que la plage se vidait, et que je pouvais enfin me reposer. J’adore la pluie qui tombe dans la mer, le son silencieux des eaux qui se fondent. C’était aussi l’occasion pour moi d’aller saluer mes amis les pêcheurs. Ces hommes au visage brodé par le sel et par le soleil profitaient de cette pause pour réparer leurs filets. Moi, je les observais, fasciné, laisser aller leurs mains tannées par le vent à des gestes affranchis de la vie, de la réalité. Eux-mêmes, absents, semblaient rêver à une sirène ou à des proies jamais rencontrées.
Je sais aussi que demain, le soleil reviendra et avec lui, les baigneurs faméliques.
Je respire encore le parfum de la terre baignée par la pluie. Je sais que dans les bois, les champignons poussent déjà.
Je suis prêt pour les derniers rites de l’été : nous cueillerons les mûres sauvages dans les ronces secrètes et récolterons les figues avant que la pluie tombe à nouveau. Nous enlèverons avec soin leurs peaux, même les plus fines, et nous en ferons de magnifiques confitures, pour nous tenir compagnie au cours des saisons à venir.
Maintenant, je veux vous raconter une vraie recette, un classique de l’été : les spaghettis à la tomate.
Trop simple?
Sachez avant tout que la simplicité est un point d’arrivée, et non pas de départ. Moi, j’ai travaillé toute ma vie pour essayer de l’atteindre.
Et donc, spaghetti à la tomate.
Il vous faut d’abord trouver les tomates les plus langoureuses et les plus mûres.
Regardez-les, caressez-les, vous devrez être ému, peut-être même en tomber amoureux.
Ôtez-leur la peau et les graines, puis déchirez-les délicatement en pétales avec vos mains. Les tomates détestent les lames de couteaux.
Déposez-les alors dans une poêle de dimension en rapport avec la quantité, avec de l’huile d’olive extra-vierge, une gousse d’ail, un beau brin de basilic, une branche de thym.
Parsemez-les simplement d’un voile de fleur de sel et laissez-les frémir à feu doux pendant 10 minutes.
Ôtez l’ail et les herbes, désormais fatigués.
Faites cuire les spaghetti, ils doivent rester un peu crus, et incorporez-les à la sauce tomate qui en sera ravie.
Ajoutez beaucoup, beaucoup de basilic déchiré à la main.
Et maintenant, juste un souffle d’huile.
Alors, c’est fini, c’est tout?
Attendez un peu… tout le monde va être aux anges. C’est magique!
Fulvio Pierangelini se réjouit de pouvoir bientôt accueillir à nouveau ses invités dans nos destinations italiennes, où il espère que ses contes culinaires les auront inspirés à réaliser ses plats simples et savoureux in situ.
Amanda Hyde, rédactrice voyages pour Condé Nast Traveller et The Telegraph, explore l’art du “slow tourisme” dans le sud de l’Italie.
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